En vingt secondes
Le Zen Bar, passage Choiseul, a ouvert la voie des bars à sieste en France dès 2011. Dehors, les chaises inclinables du Luxembourg et les pentes des Buttes-Chaumont. À l’abri, la salle Labrouste de la BnF, en accès libre. Et des hôtels réservables en journée, du plus simple au plus spectaculaire.
Paris est la ville où la sieste payante est née en France, et la seule où l’on peut encore pousser la porte d’un lieu qui ne fait que ça. Mais l’essentiel est ailleurs : dans les chaises du Luxembourg qu’on incline sans demander la permission, dans trois jardins que les guides oublient, et dans deux salles de lecture où personne ne vous demandera rien.
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Tous ces lieux sur une carte
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15 lieux sur la carte
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Le pionnier des bars à sieste
Ouvert en 2011 dans un passage couvert du quartier de l’Opéra, c’est l’un des tout premiers bars à sieste de France. Il a fait des émules : Lyon a ouvert le sien depuis.
Zen Bar
29 passage Choiseul, 75002
On y dort quinze à quarante-cinq minutes, en hamac ou en fauteuil apesanteur, dans la pénombre. Massages assis, réflexologie et soins complètent la carte. Le passage couvert coupe entièrement le bruit de la rue, ce qui fait une grande partie du travail avant même qu’on ferme les yeux.
Les tarifs relevés vont de douze euros le quart d’heure à dix-sept euros les vingt-cinq minutes, à confirmer sur place.
Gratuit, en extérieur
Dormir dehors à Paris
Paris a un avantage que peu de villes possèdent : des sièges. Les chaises métalliques du Luxembourg, des Tuileries et de plusieurs squares s’inclinent, se déplacent et ne coûtent rien. C’est la différence entre s’asseoir et s’allonger.
Chaises
inclinables, gratuites, partout
25 ha
le seul jardin du Luxembourg
Gratuit
tous, toute l’année

Le meilleur endroit de la ville
Parc urbain
Jardin du Luxembourg
Quartier latin, 6e
Vingt-cinq hectares et surtout les fameuses chaises inclinables sous les marronniers, qu’on déplace où l’on veut et qu’on incline jusqu’à l’horizontale. C’est ce qui en fait le meilleur endroit de Paris pour dormir dehors : pas besoin de plaid, pas besoin de s’asseoir par terre. Les pelouses autour de l’Observatoire sont autorisées, celles du centre ne le sont pas.
Prendre une chaise et la déplacer vers les allées latérales, nettement plus calmes que la fontaine Médicis.
Les autres grands parcs
Parc des Buttes-Chaumont
19e arrondissement
Le relief est son atout : les pentes herbeuses créent des dizaines de recoins ombragés où l’on est hors de vue, ce qui n’existe pas dans un parc plat. Les abords du lac et la grotte offrent aussi de la fraîcheur en été.
Parc Montsouris
14e arrondissement
Un grand jardin anglais du Second Empire, avec de vastes pelouses en pentes douces et un lac. Son vrai atout est le calme en semaine, remarquable pour un parc de cette taille.
Parc Monceau
8e arrondissement
Des arbres centenaires majestueux et des pelouses calmes, ceinturés d’hôtels particuliers. Plus bourgeois que les autres, donc plus tranquille, mais l’ombre y est inégale.
Jardin des Plantes
5e arrondissement
De grandes allées ombragées, des bancs sous les platanes et un jardin alpin d’un calme rare. L’accès au jardin est gratuit, seules les grandes serres sont payantes.
Les jardins cachés
Jardin de la Grande Mosquée
5e arrondissement
Un patio hispano-mauresque avec des mosaïques, des fontaines et des bancs sous les glycines. Le bruit de l’eau et l’ombre dense en font l’endroit le plus frais de Paris en été. Compter trois euros l’entrée.
Jardin Catherine Labouré
7e arrondissement
Un ancien potager de couvent dissimulé derrière de hauts murs, avec des tonnelles de vigne, un verger et des pelouses très calmes. Aucun circuit touristique n’y passe, et c’est notre préféré à Paris.
Square Suzanne Buisson
Montmartre, 18e
Un petit square haut perché sur la colline, à quelques rues de la place du Tertre et pourtant totalement à l’écart. Des bancs sous les arbres, des habitants du quartier, et aucun car de tourisme.
Dehors, ce qu’il faut emporter
- Un masque : même à l’ombre, la luminosité extérieure reste bien supérieure à celle d’une pièce volets tirés.
- Un plaid, autant pour s’isoler du sol que contre le refroidissement, qui arrive vite sur un corps immobile.
- Une alarme en vibreur : l’ombre tourne, et une sieste d’une heure au soleil se paie cher.
- Le sac sous la tête, la sangle au poignet.
La méthode complète et les précautions liées à la chaleur sont dans notre article faire la sieste dehors.
Gratuit, à l’abri
S’il pleut, se poser en intérieur
Paris a deux salles de lecture en accès libre où personne ne vous demandera rien, et ce sont probablement les meilleurs endroits de la ville pour fermer les yeux un quart d’heure quand il pleut.
BnF, site Richelieu
2e arrondissement
La salle Labrouste et les espaces communs sont en accès libre depuis la réouverture. Assises très confortables, silence quasi religieux sous les verrières historiques, climatisation parfaite. Le cadre est spectaculaire, ce qui ne gâche rien.
Bpi, Centre Pompidou
Le Marais, 4e
Plusieurs étages de tables, de banquettes et d’espaces feutrés, en accès libre et gratuit. Plus vivant que Richelieu, donc moins solennel, mais on y trouve toujours une banquette dans un coin.
Dormir à l’hôtel en pleine journée
C’est la solution la plus confortable pour une sieste longue, et la seule qui garantisse le noir complet. L’hôtel ouvre une chambre sur un créneau de journée, en général quatre à sept heures, à un tarif nettement inférieur à celui de la nuit.
Paris a l’offre la plus large de France en usage de jour, du plus simple au plus spectaculaire. Les tarifs ci-dessous sont indicatifs, à confirmer au moment de réserver.

Hôtel en journée
CitizenM Paris Gare de Lyon
8 rue Van Gogh, 75012
À côté immédiat de la gare. Lit king-size de mur à mur, rideaux occultants pilotés par tablette et éclairage d’ambiance réglable : c’est la chambre la mieux conçue de la sélection pour dormir en pleine journée, et la moins chère.
Compter 70 à 110 € la journée.
Hôtel en journée
Hôtel National des Arts et Métiers
243 rue Saint-Martin, 75003
Entre le Marais et Montorgueil, dans un bâtiment en pierre de taille. L’isolation acoustique est le point fort, ce qui compte dans ce quartier.
Compter 110 à 170 € la journée.
Hôtel en journée
Molitor Paris
13 rue Nungesser et Coli, 75016
L’établissement mythique construit autour de ses deux bassins classés. Accès possible aux piscines chauffées et au spa. À réserver quand la sieste est le point final d’une après-midi entière.
Compter 140 à 220 € la journée.
Hôtel en journée
Hôtel Scribe Paris Opéra
1 rue Scribe, 75009
Un grand hôtel haussmannien près de l’Opéra Garnier, avec une obscurité absolue sur demande et un calme réel en plein centre. Le plus classique de la sélection.
Compter 150 à 230 € la journée.
Les réflexes avant de réserver
- Choisir un créneau qui se termine avant 16 h, sinon la sieste mord sur la nuit.
- Demander comment se fait le réveil : une lumière qui monte vaut mieux qu’un coup de téléphone.
- Viser vingt minutes de sommeil, ou quatre-vingt-dix. Entre les deux, on se réveille en sommeil profond et on repart plus lourd qu’en arrivant.
- Demander une chambre côté cour, et prévenir qu’on ne veut pas être dérangé.
- Emporter un masque : même rideaux tirés, une chambre en journée reste claire.
Si le besoin est régulier, la vraie réponse est ailleurs
Payer une chambre chaque semaine n’a aucun sens. Si vous avez besoin de dormir vingt minutes tous les jours, la bonne cible est votre lieu de travail : rien dans le droit français n’interdit de dormir pendant sa pause, et de plus en plus d’entreprises aménagent un coin de repos. Notre guide sieste au travail explique ce que dit la loi, ce que recommandent les autorités sanitaires, et comment amener le sujet.
Et si vous cherchez d’autres établissements dédiés à la sieste en France, nous les recensons sur notre page bar à sieste.
Vous connaissez une adresse à Paris ?
Cet annuaire se construit avec ses lecteurs. Un parc, un coin d’ombre que vous êtes seul à connaître, un établissement qui a changé ses conditions : écrivez-nous. Le référencement est gratuit, chaque adresse est vérifiée avant publication, et nous citons la personne qui nous l’a signalée si elle le souhaite.
Questions fréquentes
Où faire la sieste gratuitement à Paris ?
Le jardin du Luxembourg reste le meilleur endroit grâce à ses chaises inclinables, qu’on déplace où l’on veut. Pour être vraiment tranquille, le jardin Catherine Labouré dans le 7e, un ancien potager de couvent que presque personne ne connaît, ou le square Suzanne Buisson à Montmartre. S’il pleut, la salle de lecture de la BnF Richelieu et la Bpi du Centre Pompidou sont en accès libre.
Y a-t-il encore un bar à sieste à Paris ?
Oui, le Zen Bar, passage Choiseul dans le 2e, ouvert en 2011, l’un des tout premiers de France. Le concept fait son chemin : Lyon a désormais le sien, Bee Nap.
Peut-on s’allonger sur les pelouses des parcs parisiens ?
Cela dépend du parc et parfois de la pelouse. Au Luxembourg, les pelouses autour de l’Observatoire sont autorisées et celles du centre ne le sont pas. Les chaises, elles, sont libres partout : c’est la solution la plus simple.
Peut-on réserver une chambre d’hôtel pour quelques heures seulement ?
Oui. De nombreux hôtels proposent un usage de jour, généralement de quatre à sept heures, avec paiement sur place et annulation gratuite dans la plupart des cas. L’offre n’est pas affichée au comptoir, il faut réserver à l’avance.
Quelle durée de sieste choisir ?
Vingt minutes si vous devez reprendre votre journée ensuite, quatre-vingt-dix si vous avez le temps d’un cycle complet. Entre les deux, le réveil se fait en plein sommeil profond et l’on repart groggy pendant une demi-heure. Le détail est dans notre article sur la durée idéale d’une sieste.